Autopsie de Kerri Maniscalco

12 ans et + Maison d'édition Milan
Ecrit par l’auteure américaine Kerri Maniscalco. Publié aux Editions Milan le 18 janvier 2017.
Résumé
« 1888, quartier Est de Londres. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants et horribles touchent les femmes de petite vertu de Whitechapel. Une jeune femme, de bonne famille, en avance sur son temps, enquête au côté de son oncle, médecin légiste. »

Mon avis

J’étais impatiente de découvrir ce roman moi qui affectionne tant l’époque victorienne ainsi que la macabre histoire de Jack l’Éventreur. Je n’ai vraiment pas été déçue par cette lecture qui a répondu à toutes mes attentes.
Nous faisons la rencontre d’une jeune femme, Audrey-Rose, qui vit sous la coupe de son père avec son grand frère. La maman étant décédée il y a quelques années. C’est un personnage comme je les aime, elle est fière, insoumise au vue des mœurs de cette époque, et très courageuse. Je me suis un peu reconnue en elle, moi qui ne raffole pas de la mode et des dress-codes voulus par notre société. Audrey-Rose non plus, ne supporte pas tout ce chichis, les corsets qui vous empêche de respirer ou les jupons qui vous empêche de cavaler. Vive les tenues d’équitation !
En plus d’être une jeune fille indomptable aux manières inconvenantes, c’est également une élève cachée de son oncle, célèbre médecin légiste. Elle assiste, déguisée en garçon, à ses cours concernant les autopsies et le soir venu, elle redevient elle-même, les mains plongées dans les corps sans vie, afin de parfaire sa pratique de la médecine légale. Son oncle cache ce secret, étant en froid avec le père d’Audrey-Rose, et chaperonne également un autre étudiant : Thomas.
C’est un jeune homme prétentieux, horripilant, mais Oh combien séduisant ! Le personnage semble inspiré de Sherlock Holmes, de part son intelligence et son sens incroyable de la déduction à partir d’infimes détails.
Lorsque se déroulent les meurtres de Whitechapel, Audrey-Rose est au cœur des événements. Elle autopsie les mortes mais côtoiera également ce redoutable prédateur. Plusieurs hommes gravitent autour d’elle : son oncle, Thomas, son père, son frère, les enquêteurs… Mais qui est donc le coupable ?
J’ai énormément apprécié ce roman décliné en plusieurs intrigues. Nous avons l’Éventreur, le fil conducteur de l’histoire, mais également l’émancipation d’Audrey-Rose et la place de la femme dans la bonne société londonienne du 19ème siècle. Nous vivons ses premiers flirts, subissons une ambiance familiale morose et le deuil d’une d’un être cher. Seules deux autres femmes sont présentes : sa rigide tante Amélia et sa cousine Liza, incroyable rêveuse et très malicieuse. Toutes deux apportent les seuls moments de détente de ce roman stressant.
C’est un livre avec lequel on ne s’ennuie pas, les péripéties et tristes rebondissements arrivent toujours à point nommé, lorsqu’une petite lenteur pourrait apparaître. Ainsi, c’est un véritable page-turner. Par ailleurs, le lecteur n’est pas épargné par le morbide, le dernier meurtre est assez révulsant sachant que nous ne sommes pas sur de la lecture adulte.
Petit clin d’œil également au postface où l’auteure nous explique les libertés qu’elle a pris pour son récit, en changeant des dates ou des personnages. Le but n’était pas de nous faire un exposé historique. C’est un roman qui s’inspire de faits réels.
En somme, c’est un excellent roman que je conseille fortement aux amateurs du genre et autres curieux !

Kerri Maniscalco

1 commentaire

  1. Contente de voir que ta lecture de mars t’a convaincue ! ! Elle était parfaite pour le thème et c’est vrai que l’histoire de Jack l’Éventreur, même si elle est vraiment sordide, est aussi assez fascinante… 🙂

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