La fille qui navigua autour de Féérie – Catherynne M. Valente

12 ans et + Balivernes Maison d'édition

Ecrit par Catherynne M. Valente. Publié aux éditions Balivernes le 05 novembre 2015.

Un immense merci aux éditions Balivernes pour cette étrange lecture !

Résumé

« Septembre est une jeune fille qui aspire à l’aventure. Quand elle est invitée en Féérie par le Vent Vert et le Léopard des Petites Brises, bien sûr, elle accepte. Qui ne le ferait pas à douze ans ? Mais Féérie est dans la tourmente, sous le règne écrasant d’une Marquise maléfique.

Cheminant en compagnie d’un vouivre amoureux des livres et d’un étrange garçon bleu, presque humain nommé Samedi, elle perdra : son ombre, sa chaussure, son cœur et bien sûr son chemin. Mais dans l’aventure, elle trouvera le courage, l’amitié, une cuillère un peu spéciale et bien plus encore. Elle seule détient la clef qui rétablira l’ordre et le bonheur en Féérie…

Il n’y avait pas eu de monde si envoûtant, de personnages si originaux depuis Alice au pays des Merveilles ou le pays d’Oz. L’héroïne grandit au cours de cette aventure. Septembre est intelligente et très logique avec pourtant une forme de naïveté que nous voudrions garder toute notre vie, dans un monde plus complexe qu’il n’y paraît où tout n’est pas que soleil et magie. »

Mon avis

J’étais très curieuse de découvrir ce roman, la couverture et les illustrations à l’intérieur sont vraiment modernes et originales. Il me tardait de découvrir le récit ! 

Nous sommes ici à la frontière entre Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll et Le magicien d’Oz de Lyman Frank Baum. La narration rappelle un peu ces deux textes anciens, la plume est soutenue et très poétique. J’ai trouvé qu’elle ne conviendrait pas à tout type de lecteurs. Je pense qu’il faut être à l’aise avec la littérature classique pour aborder ce roman-ci. L’auteure semble avoir puisé son univers dans divers récits fantaisistes à succès, son monde est coloré et ses personnages tout aussi loufoques qu’absurdes. 

« Tous les enfants manquent de coeur.Car leur coeur n’a pas encore poussé, c’est pourquoi ils montent aux arbres et disent des choses choquantes et sautent si haut que le coeur des adultes, lui, papillonne de terreur.C’est que pèse lourd, un coeur. C’est pour cela qu’il faut du temps pour en cultiver un. En outre, comme en lecture et en calcul et en dessin, chaque enfant évolue à sa vitesse propre (il est bien connu que la lecture favorise plus que toute chose la poussée du coeur) Certains petits sont terribles et sauvages, Complètement Sans Coeur. D’autres sont doux et tendres et Presque Pas Sans Coeur. »

Nous faisons la connaissance de Septembre, une petite fille qui rêve d’aventures. Elle à l’esprit vif et une grande force de caractère. Ce en quoi elle m’a fait penser à Alice et Dorothée. Au gré de son périple elle rencontrera toutes sortes de créatures fantastiques et improbables qui la guideront pas à pas vers son destin. C’est grâce à elle que Féerie pourra retrouver la paix et ses habitants le bonheur. Tout comme nous connaissons la Reine Blanche et la Reine Rouge, nous avons ici la Reine Mauve et notre maléfique Marquise qu’elle doit renverser. 

Différents thèmes sont traités dans ce roman dont celui de l’apprentissage de la vie. Elle est jeune mais devra faire des choix importants, bonnes ou mauvaises décisions elle devra en assumer les conséquences. C’est une belle métaphore de l’évolution d’un enfant qui bascule doucement dans le monde adulte plus corsé, que celui béni, de la paisible enfance. 

« Je comprends, maintenant, dit Septembre d’un air contrit.

– Quoi donc ? Demande Samedi.

– Ce que signifiait le panneau. Perdre son coeur. Que je rentrerai chez moi, je le laisserai ici, et je ne crois pas que le récupérerai jamais. 

– Nous le garderons en sécurité pour toi, chuchota Samedi […] « 

La qualité de la traduction de Laurent Philibert-Caillat est également à souligner. Ce devait être un sacré défi de conserver et d’adapter jeux de mots et musicalité du texte !

Je recommanderais évidemment à tous, ce texte qui se distingue de part son univers riche et merveilleusement bien exploité. L’auteure a instauré un monde dans lequel l’imagination est reine. On peut réellement s’attendre à tout dans la suite à venir !

Pour ma part, malgré tout l’émerveillement que le récit m’a procuré, je n’accroche pas beaucoup à ce style littéraire, tout comme je n’ai pas accroché aux récits de Lewis Carroll. Ce sont des mondes qui nécessitent (pour ma part !) un visuel. 

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