Alice au pays des merveilles – Lewis Carroll

6-12 ans Maison d'édition

Ecrit par l’auteur britannique Lewis Carroll. Publié en 1865.

admin-ajax-23Résumé

« Assise dans l’herbe un jour d’été, Alice voit passer un lapin blanc qu’elle suit dans son terrier. Elle bascule alors dans un monde extraordinaire et magique. Au cours de cet étrange voyage, elle rencontre des personnages incongrus : des homards qui dansent, un chat qui apparaît pour s’évanouir, une chenille qui fume, ou encore une Reine de Cœur qui veut couper la tête de tout le monde. »

Mon avis

Cela fait longtemps qu’il est dans ma bibliothèque sans n’être jamais tombé entre mes mains ! J’ai acheté ce livre en vide grenier, la même version que la photo ci-contre de 1961. Je m’étais dit qu’il s’agissait là d’un livre qu’il fallait absolument avoir sur ses étagères ! L’occasion est venue de le lire ce mois-ci mais j’admets que j’ai été un peu déçue, c’est un tel mythe qu’on s’attend forcément à un texte qui nous laisse bouché bée, j’ai mis cette histoire sur un piédestal, malheureusement je n’ai pas été transportée…

Tout le monde connait l’intrigue principale de ce conte et j’ai été très étonnée de voir que la moitié du livre correspond énormément au dessin animé de chez Disney ! Je pensais que Disney avait beaucoup dévié son histoire c’est pourquoi la première moitié m’a un peu refroidie car il y avait très peu de nouveautés ! La suite en revanche a été plus intéressante. L’histoire est divisée en douze petit chapitres qui forment douze petits contes. Chaque histoire est bien distincte et généralement les personnages ne reviennent pas dans les suivantes. Nous rencontrons donc une jeune fille assez prétentieuse, Alice est une fillette de bonne famille qui ne manque pas de rappeler à chaque personnage qu’elle a reçu une bonne éducation. Elle se vante de ses connaissances bien que l’auteur tourne son savoir en dérision car en fait elle se trompe bien souvent ! Alice cherche beaucoup à s’affirmer dans cette histoire, au début elle est beaucoup plus capricieuse et se vexe beaucoup plus vite, elle est en quête d’identité et à la fin on constate qu’elle a évolué, elle est moins impulsive et sait tenir sa langue lorsqu’il le faut. Les personnages qu’elle rencontre sont souvent des animaux anthropomorphes avec qui elle tient des dialogues très loufoques !

L’auteur tourne en dérision la société anglaise du 19ème siècle par le biais de toutes ces situations cocasses. Alice représente la petite fille modèle, élevée selon des principes très nobles. Ce qui ne fait pas d’elle une enfant parfaite. Elle est bornée, vaniteuse, impulsive et perpétuellement insatisfaite. La royauté en prend beaucoup pour son grade aussi, la reine est tyrannique et complètement imbécile, elle prend des décisions sans réfléchir et sans consulter quiconque. Quant au roi, il est pétrifié derrière elle, petit et tremblant dès que son épouse s’adresse à lui. Un peu plus juste que sa femme, il préfère néanmoins déléguer son travail de peur de faire une bêtise. Il est vrai que dans la société britannique, pour ce que je connais, les rois font pâle figure derrière leurs épouses ! L’auteur de moque également de ce qui caractérise la bonne société : l’heure du thé ! Le pauvre chapelier fou accompagné par Le lièvre de Mars et Le loir, sont condamnés à toujours boire le thé de six heures car le temps s’est arrêté, ainsi ils perdent la raison !

Le temps est quelque chose de très important dans ce récit, tantôt il passe beaucoup trop vite (Le lapin blanc), tantôt il reste figé (Le chapelier). C’est très compliqué d’analyser ce type d’information mais je pense que cela peut avoir un rapport entre le réel et le rêve, deux dimensions diamétralement opposés par ce principe : le dérèglement du temps. Nos rêves ne durent que quelques secondes pourtant parfois on pense qu’il s’est passé des heures !

La logique et l’absurde sont deux éléments avec lesquels joue beaucoup l’auteur, étant mathématicien il voit une logique partout, il l’a pousse ici jusqu’à l’absurde. Les dialogue sont plein de non-sens, de quiproquos et n’avancent à rien, sinon à s’embrouiller encore plus !

On pourrait proposer un grand nombre d’analyses de cette oeuvre tellement elle est riche d’informations sur l’époque de Lewis Carroll. J’ai d’ailleurs lu qu’a son époque, les études concernant la psychiatrie avançaient beaucoup, peut être s’est-il inspiré de toutes ces nouveautés pour ajouter à ses créatures ce brin de folie qui pèse sur tout le récit !

L’écriture reste malgré tout fluide, des notes à la fin de cette édition permettent de mieux comprendre le texte, ainsi il n’a pas été dénaturé par une mauvaise traduction. J’ai cependant moyennement apprécié ma lecture, malgré une histoire vraiment prenante, les dialogues m’ont agacé, Alice aussi d’ailleurs. Dommage ! Je lirais cependant la suite, De l’autre côté du miroir !

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Benjamin Lacombe

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