Emmurées – Alex Bell

12 ans et + Chronique Maison d'édition Milan

« Emmurées », roman écrit par l’autrice britannique Alex Bell. Publié aux éditions Milan le 4 avril 2018. D’autres publications YA par ici : Page Turners.

Résumé

« Sophie, 17 ans, passe l’été dans la famille de son oncle avec qui elle a perdu contact depuis la mort tragique d’une de ses cousines. Ils habitent désormais dans un vieux manoir qui était auparavant une école pour jeunes filles. Cousins au comportement étrange, chambre de la défunte remplie de vieilles poupées et incidents inexpliqués : il règne une atmosphère oppressante. »


Mon avis

« Emmurées » est un roman que j’ai reçu grâce à un troc avec une autre lectrice, et c’est l’un des meilleurs choix livresques faits cette année !

« Oh ma très chère fille, lui dit sa mère,
Je t’en prie, allons, couvre-toi.
La nuit est épouvantable ce soir,
Tu vas mourir de froid. »

Jeunesse & Horreur, combo gagnant !

Depuis plusieurs années, le roman jeunesse est ma priorité. Si mon amour pour l’écriture a toujours existé sous différentes formes, j’ai trouvé ma vocation littéraire avec ce genre-là. Cependant, mon autre penchant, et pour mes lectures, et pour mes écrits (nouvelles principalement), va pour l’horreur et l’épouvante… deux opposés qui peuvent s’assembler à merveille (j’ai été élevée au Chair de Poule, coïncidence ?).

Autant vous dire que ce roman fait partie de ceux que j’aurais adoré écrire moi-même !

Hantise, Errance & Application

Notre premier chapitre, tout comme les suivants, débute par un vers de « Fair Charlotte » ou « Young Charlotte », poème de Seba Smith. Cette histoire rythme le récit jusqu’à la fin, lié au sort macabre des poupées. Nous sommes sur l’île brumeuse de Skye en Écosse, dans un manoir, qui fut autrefois une école pour jeunes filles, surplombant une colline et une falaise abrupte. Déjà l’ambiance est posée, à la fois angoissante et poétique, ne manque que la playlist flippante qui rappelle les chambres d’enfants vides et oubliées.

Sophie est une adolescente simple, terriblement meurtrie par l’absence de son meilleur ami, Jay. Son histoire s’ouvre sur une scène moderne : deux amis dans un restaurant qui s’amusent sur une application de téléphone. Et pas n’importe laquelle… une planche de Ouija, qui sera le point de départ du cauchemar à venir de la jeune collégienne. Une personne s’impose à elle, Rebecca, une cousine qu’elle n’a presque pas connue, décédée dans d’étranges circonstances. Un autre prénom la hante : Charlotte. Qui est cette fillette ?

Une famille complexe, terrifiée & terrifiante… 

Malgré sa tristesse, Sophie ne retardera pas le voyage de ses parents et acceptera de partir sur l’île de Skye, chez ses cousins. Peut-être l’occasion pour elle de lever le voile sur le mystère qui entoure la mort de sa cousine. Elle rencontrera Piper, au caractère ambigu, tantôt douce et aimable, tantôt effrayante… Cameron, taciturne et en colère contre son destin, blessé par la vie au sens propre comme au figuré. Et Livia, qui a une phobie incontrôlable des os, les siens et ceux des autres, même ceux des animaux. Au sommet de cette fratrie, une mère internée et un père parano, qui fait seulement de son mieux.

Tout est réuni ici pour nous faire passer un horrible moment ! 😉 L’écriture est fluide et maîtrisée, nous offrant du suspens là où il en faut, des passages qui nous font paniquer, mais aussi des instants d’émotion. Ce récit ce sont les montagnes russes et l’auteur ne nous épargne pas ! Il n’y a pas de véritable originalité dans ce texte, mais ce n’est pas ce que j’attendais. Je souhaitais un roman qui réussisse à me captiver, original ou non, qui parvienne à me faire ressentir quelque chose, surtout pas de l’indifférence ! Pour moi, ce roman tient toutes ses promesses et c’est en plus un coup de cœur pour ma part !

Une unique remarque, j’aurais apprécié que la psychologie de Cameron soit encore plus approfondie. C’est un personnage complexe que j’ai beaucoup aimé !

Le 31 octobre approche !

En définitive ! Ruez-vous dessus ! Halloween c’est bientôt !

« Jamais je n’ai vu nuit si terrible,
Les rênes gèlent entre mes doigts. »
Charlotte, un peu tremblante, répondit :
« Mon Dieu, j’ai tellement froid ».

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